Je lui faisais l'amour,
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: Ajouté le 2/5/2007 à 22:02
Dans cette spirale incrédule, ce songe qui s'efface ne peut-être oublié...
C'est toujours avec douleur que l'on s'extirpe de la moiteur de son profond sommeil et de son univers intemporel.
Et cette même souffrance parfois, toute la journée nous poursuit...
Dans un éblouissant fracas, alors que j'en étais là, les éclairs frappaient juste au dessus de ma tête.
C'était il y a plus de dix ans, je ne m'inquiétait pas alors, d'aujourd'hui.
Aujourd'hui ce même rêve m'est revenu, plus vibrant, plus enclin au gigantisme sentimental, il est revenu...
Je lui faisais l'amour,
Il n'est pas anodin de préciser que lorsque je tente de fouiller dans ma mémoire, la partenaire de l'époque n'était autre que ma femme d'aujourd'hui que je ne connaissais pas encore.
Je ne sais si cela est dû à son omniprésence dans ce que je suis devenu, quoi qu'il en soit, je l'accepte.
Je lui faisais tendrement l'amour,
L'ont peut aisément faire tendrement l'amour tout en faisant preuve de fougue et de passion quoi qu'on en disent.
De fait, ce n'est pas un acte qui se fait sur une seule note, c'est plutôt une composition des plus alambiquées.
Et au coeur de cette moiteuse béatitude qui sont les soldats qui restes dans le rang..?
Nous faisions l'amour avec toute la tendresse que la fougue de nos corps glissant l'un contres l'autres baignés de sueurs et de désirs nous offraient en partage.
Comme sur un champs de bataille, la victoire ne vaut que par la hargne vindicatrice de l'adversaire, les miasme de l'amour ne valent que par le partage de la domination, les renversements de situation, les prises de chaires se doivent la violence de l'amour au moins charnel partagés par les intriguant de l'affaire.
Nous affrontions nos sexes, et alors que je n'en pouvais plus, mon corps se disloqua, la vacarme fût assourdissant lorsque ma tête implosa...
Le silence...
Les yeux grands ouverts sur une blancheur qui ne devait avoir de limite...
Je revins à la vie, me réveillant, voulant mourir tant que je ne lui ferais pas à nouveau l'amour.
EPILOGUE
Il y a plus de dix ans, je faisais du camping sauvage sous deux piscines de fibres de verre, heureusement étendu sur une bâche posée sur une palette, et faisant ce même rêve quand la foudre frappât au faîte des piscines qui me servaient d'abri.


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